La Suisse accueille pour la première fois la finale de la Coupe du monde FEI dans trois disciplines simultanément. Que ressentez-vous à l'idée de participer à un événement aussi unique ?
Edouard Schmitz : Participer à la finale de la Coupe du Monde FEI en Suisse, c’est tout simplement incroyable ! C’est un rêve que j’ai toujours eu en tant que cavalier suisse. J’ai grandi en admirant Pius Schwizer, Martin Fuchs et Steve Guerdat à la télé, et leur parcours m’a inspiré à poursuivre le mien. Aujourd’hui, je suis enfin là, sur la même scène que ces légendes du sport.
C’est un moment unique et très spécial. Se qualifier était un objectif que j’avais en tête en participant à un maximum d’étapes. Je suis vraiment ravi d’être au départ de cette finale prestigieuse, entouré des meilleurs cavaliers du monde.
Bien sûr, c’est un énorme défi, mais c’est aussi l’occasion de surprendre, et pourquoi pas, d’espérer figurer parmi les 10 meilleurs. La pression est toujours là, surtout à domicile, mais c’est justement ce qui me motive à donner le meilleur de moi-même.
Nadja Büttiker : C’est un moment vraiment spécial, d’autant plus que cette finale se déroule en Suisse et rassemble trois disciplines en même temps ! Après tant d’années dans le sport et ma décision officielle de mettre fin à ma carrière en septembre 2024, je ne m’attendais pas à vivre un tel événement. Mais c’est justement ce qui rend cette expérience unique : je le fais par passion, par amour des chevaux et parce qu’une finale de Coupe du monde à domicile est une opportunité à ne pas manquer.
Jessica Neuhauser : Prendre le départ de la finale de la Coupe du Monde à Bâle est une immense fierté pour moi. C’est une opportunité incroyable, et je suis extrêmement reconnaissant de pouvoir vivre cette expérience. J’ai hâte de participer à cet événement exceptionnel et d’en savourer chaque instant.
Cette finale réunit les meilleurs athlètes du monde. Comment vous préparez-vous mentalement et physiquement pour être au sommet de votre performance, vous et votre cheval ?
Edouard Schmitz : Pour moi, la clé de la préparation mentale et physique, c'est de ne pas trop changer ma routine. Je garde mes habitudes, car elles sont essentielles pour stabiliser mon niveau de performance.
Mon cheval, Gamin van ’t Naastveldhof, est un véritable professionnel. Il connaît parfaitement son métier, et l’objectif est de le motiver pour qu’il soit prêt à donner le meilleur de lui-même, notamment en passant du temps dehors ou en améliorant les petits détails qui seront décisifs.
Côté stratégie, nous n’avons pas modifié notre approche, je garde la même ligne directrice que lors des épreuves de qualification. Bien sûr, je pratique aussi d’autres sports pour maintenir ma condition physique, mais en dehors de ça, je n’ai pas fait de changements particuliers pour cette finale. L’essentiel est de rester fidèle à ce qui fonctionne pour nous, cheval et cavalier, en mettant l’accent sur le travail constant et les détails qui font toute la différence. La stabilité dans notre préparation nous permet d’être sereins et prêts à affronter ce défi.
Nadja Büttiker : Ma préparation est un peu différente des années précédentes, car je ne suis plus dans une logique de compétition classique. Bien sûr, je veille à ma condition physique et je m’entraîne de manière ciblée, mais je dois aussi gérer mon énergie différemment. Mentalement, ce qui m’aide, c’est de savoir que cette fois, il n’y a ni pression ni attentes. L’essentiel est de profiter de l’instant, de vivre pleinement cette expérience et de donner le meilleur de moi-même, avec mon cheval et mon longeur.
Jessica Neuhauser : Je fais pleinement confiance à notre entraînement quotidien, à mon cheval Rockson et à nos préparations minutieuses. Mentalement, je veux transformer la pression en une énergie positive et aborder cette compétition avec enthousiasme et détermination.
Quel est, selon vous, le plus grand défi que vous devrez relever lors de cette finale ?
Edouard Schmitz : Le plus grand défi que je devrai relever lors de cette finale, c’est clairement de finir parmi les 10 premiers. Bien sûr, l'envie de gagner est toujours là, c'est un rêve toujours présent. Si je ne pars pas avec cette détermination, autant changer de sport. C’est cette motivation qui me pousse à me dépasser et à donner le meilleur de moi-même, tant pour mon cheval que pour moi. C’est cette mentalité de compétiteur qui fait toute la différence dans des moments aussi intenses.
Nadja Büttiker : Le plus grand défi sera sans doute le manque d’entraînement intensif par rapport aux autres concurrents, qui ont préparé leur saison avec rigueur et sont en pleine dynamique de compétition. Une finale de Coupe du monde est exigeante, le niveau est très élevé et, bien sûr, on veut être à la hauteur. Mais c’est justement ce challenge qui me motive – d’autant plus que je peux l’aborder avec un état d’esprit différent, sans la pression habituelle.
Jessica Neuhauser : Le plus grand défi sera sans doute l’atmosphère unique de la St. Jakobshalle. Je vais tout faire pour transmettre à Rockson le calme et la confiance dont il a besoin, afin que nous puissions donner notre meilleure performance.
Si vous deviez choisir un moment clé de cette finale que vous attendez avec impatience, lequel serait-il et pourquoi ?
Edouard Schmitz : Ce que j’attends le plus c'est de vivre cette finale à domicile. Participer à un tel événement chez soi, devant son public, est une expérience unique et un véritable privilège. C’est un moment où l’on se sent soutenu, et où l’on peut vraiment ressentir l’adrénaline et l’énergie du public. Ça ajoute une dimension supplémentaire à la compétition, et je suis vraiment heureux de pouvoir en profiter.
Nadja Büttiker : Sans hésitation, l’instant où j’entrerai (et sortirai) de l’arène avec mon cheval. Participer à une finale de Coupe du monde est toujours un moment fort, mais cette fois, ce sera encore plus émouvant, car je sais que ce sera mon dernier. Pouvoir savourer chaque seconde, ressentir l’ambiance et vivre pleinement cet instant unique, c’est ce qui me réjouit le plus.
Jessica Neuhauser : Le salut final, après, je l’espère, une reprise libre parfaitement exécutée ! Ce sera le moment où toute la tension retombe, laissant place à la joie et à l’émotion. Pouvoir partager cet instant avec le public local sera une véritable récompense.