En route vers Aix-la-Chapelle 2026 : la préparation en Para Dressage entre précision, confiance et expérience

À l’approche des Championnats du monde d’Aix-la-Chapelle, les athlètes de Para Dressage intensifient leur préparation. Entre gestion de la pression, développement des couples cavalier-cheval et recherche de régularité, chaque détail compte dans cette phase décisive. Le chef d’équipe Fabian Gieling livre un aperçu de la préparation et des défis spécifiques du Para Dressage suisse.

Pour Fabian Gieling, la priorité reste avant tout la performance sportive : les couples doivent remplir les critères de sélection établis afin de se qualifier pour les Championnats du monde. Mais au-delà des résultats, cette période exige également une approche individualisée. « Il est important que chaque couple bénéficie d’une préparation adaptée à sa situation et à son évolution actuelles », explique-t-il.

Au sein du cadre suisse figurent notamment actuellement deux cavalières qui n’ont encore jamais participé à de grands championnats internationaux. Pour elles, il est essentiel d’acquérir de l’expérience au plus haut niveau. Parallèlement, il faut préserver sur le long terme la motivation, la fraîcheur et la santé des chevaux. « Le défi consiste à trouver le juste équilibre entre l’acquisition d’expérience et une gestion intelligente des chevaux », souligne Fabian.

Technique, harmonie et confiance

Dans la préparation des couples, les aspects techniques occupent naturellement une place centrale. Le travail des bases, la régularité dans les reprises et le perfectionnement de certains mouvements constituent des axes majeurs.

Mais le Para Dressage repose aussi sur l’harmonie entre le ou la cavalier·ère et son cheval. « Notre objectif est que les couples gagnent sans cesse en précision et en harmonie », explique Fabian.

Au-delà du travail sportif, l’aspect humain joue également un rôle essentiel. Chaque athlète bénéficie d’un accompagnement individuel afin de développer confiance et sécurité en vue des grands défis internationaux.

La gestion des situations de pression fait également partie intégrante de la préparation : « La stabilité mentale se développe souvent avec l’expérience », rappelle Fabian.

Une préparation sur le long terme

La préparation à un grand championnat commence bien avant l’année de compétition elle-même. Elle s’inscrit dans un processus à long terme, qui débute généralement dès la fin du championnat précédent.

L’évolution des couples est suivie en continu et ne se juge pas uniquement à travers des résultats isolés. Les performances sportives sont prises en compte au même titre que le bien-être physique et mental du cheval et de la cavalière.

Cette approche nécessite une étroite collaboration entre entraîneur·e·s, vétérinaires, propriétaires des chevaux et athlètes. « Notre objectif est d’amener les couples, étape par étape, vers les meilleures performances internationales, tout en préservant durablement la santé et le bien-être des chevaux », explique Fabian.

Quels critères seront décisifs pour Aix-la-Chapelle ?

Lors de la sélection finale pour Aix-la-Chapelle, plusieurs facteurs entreront en ligne de compte.

Les performances et résultats internationaux seront naturellement déterminants, avec des exigences minimales clairement définies. Fabian souligne toutefois également l’importance de la régularité, de la forme actuelle des chevaux ainsi que de la stabilité des couples.

La capacité à gérer la pression et la fiabilité démontrée par les couples sur plusieurs mois seront tout aussi importantes. « Pour un grand championnat comme Aix-la-Chapelle, une seule performance de pointe ne suffit pas. Ce qui compte, c’est un ensemble alliant qualité, santé, régularité et esprit d’équipe », résume Fabian.